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Infrastructure de test basée LLM

Générer, exécuter et analyser. De plus en plus d'outils de test s'appuient sur un modèle de langage à chaque étape. Cette page ouvre le capot, présente les grandes familles d'outils, puis explique comment on donne à un modèle la connaissance d'un projet.

00 — Sommaire
  1. Ce qu'il y a derrière l'outil
  2. Familles d'outils
  3. Donner à l'IA la connaissance du projet
  4. Choisir un outil
  5. Quelques questions à se poser
  6. A retenir
  7. Testez votre compréhension

01 — Sous le capot

Ce qu'il y a derrière l'outil

Avant de comparer des produits, il est utile de savoir de quoi ils sont faits.

Savoir laquelle de ces briques pose problème change tout. Une réponse hors sujet vient très souvent d'un contexte projet absent. Le modèle, lui, est rarement en cause. Changer d'outil ne corrige alors rien du tout.

02 — Panorama

Familles d'outils

Il existe aujourd'hui plusieurs familles d'outils basés sur un modèle de langage, du plus intégré au plus autonome.

Quelle que soit la famille retenue, ces outils ne créent pas un processus parallèle. Ils se branchent sur les étapes de test déjà connues.

Les produits nommés ci-dessus illustrent chaque famille à un instant donné du marché. Ce ne sont ni des recommandations ni une liste exhaustive. Le syllabus CT-GenAI ne cite lui-même aucun outil.

03 — La brique décisive

Donner à l'IA la connaissance du projet

Quatre façons de faire, de la plus légère à la plus lourde. Elles répondent au même besoin. Elles n'ont ni le même coût ni la même portée. Sur mobile, swipez la carte pour passer à la suivante.

01

Tout coller dans le prompt

Quand la matière tient en quelques pages.

La façon la plus simple consiste à copier les règles de gestion ou la user story dans la demande. Aucune installation, aucun outil supplémentaire. C'est ce que fait n'importe quel testeur avec un chatbot. Pour une tâche ponctuelle, c'est déjà très efficace.

La limite : La fenêtre contextuelle est vite saturée. Il ne faut pas y insérer un référentiel de mille cas de test. De plus, tout doit être réinséré à chaque nouvelle conversation.

02

Brancher une recherche documentaire

Quand la matière change souvent.

L'outil va chercher lui-même l'information au moment de la demande. Sur le web, ou dans un espace documentaire d'entreprise. Il l'ajoute ensuite au prompt avant d'appeler le modèle. La réponse s'appuie donc sur une information à jour, et non sur ce que le modèle a mémorisé pendant son entraînement. C'est déjà du RAGRetrieval-Augmented Generation, ou génération augmentée par la recherche, dans sa forme la plus simple. Rien n'est préparé à l'avance. La recherche se refait à chaque question.

La limite : La qualité de la réponse dépend entièrement de celle de la recherche. Une recherche par mots-clés qui rate le bon document produit une réponse confiante et hors sujet.

03

Indexer la documentation du projet

Quand un outil doit servir toute une équipe.

C'est la forme de RAGRetrieval-Augmented Generation, ou génération augmentée par la recherche la plus répandue en entreprise. La documentation du projet est découpée en fragments puis indexée une fois pour toutes. À chaque demande, les fragments les plus proches de la question sont retrouvés et injectés dans le prompt. La recherche ne porte plus sur les mots employés mais sur le sens. Le modèle ne change pas. C'est ce qu'on lui donne à lire qui change.

La limite : Il faut construire cet index, et surtout le maintenir. Une documentation indexée il y a six mois répond avec les informations d'il y a six mois.

04

Spécialiser le modèle par fine-tuning

En dernier recours, et rarement.

Le fine-tuning réentraîne partiellement un modèle existant. On lui fournit un jeu d'exemples propres à l'organisation, par exemple plusieurs milliers de cas de test déjà rédigés au format maison. Le modèle intègre alors le style et le vocabulaire attendus. On n'a plus besoin de les redemander à chaque prompt.

La limite : Le coût, le volume d'exemples nécessaire et la préparation des données dépassent presque toujours ce qu'une équipe de test peut porter seule. Et le modèle spécialisé n'apprend pas les faits du projet. Il en apprend la forme. Il ne remplace donc jamais le RAG.

01

Tout coller dans le prompt

Quand la matière tient en quelques pages.

La façon la plus simple consiste à copier les règles de gestion ou la user story dans la demande. Aucune installation, aucun outil supplémentaire. C'est ce que fait n'importe quel testeur avec un chatbot. Pour une tâche ponctuelle, c'est déjà très efficace.

La limite : La fenêtre contextuelle est vite saturée. Il ne faut pas y insérer un référentiel de mille cas de test. De plus, tout doit être réinséré à chaque nouvelle conversation.

02

Brancher une recherche documentaire

Quand la matière change souvent.

L'outil va chercher lui-même l'information au moment de la demande. Sur le web, ou dans un espace documentaire d'entreprise. Il l'ajoute ensuite au prompt avant d'appeler le modèle. La réponse s'appuie donc sur une information à jour, et non sur ce que le modèle a mémorisé pendant son entraînement. C'est déjà du RAGRetrieval-Augmented Generation, ou génération augmentée par la recherche, dans sa forme la plus simple. Rien n'est préparé à l'avance. La recherche se refait à chaque question.

La limite : La qualité de la réponse dépend entièrement de celle de la recherche. Une recherche par mots-clés qui rate le bon document produit une réponse confiante et hors sujet.

03

Indexer la documentation du projet

Quand un outil doit servir toute une équipe.

C'est la forme de RAGRetrieval-Augmented Generation, ou génération augmentée par la recherche la plus répandue en entreprise. La documentation du projet est découpée en fragments puis indexée une fois pour toutes. À chaque demande, les fragments les plus proches de la question sont retrouvés et injectés dans le prompt. La recherche ne porte plus sur les mots employés mais sur le sens. Le modèle ne change pas. C'est ce qu'on lui donne à lire qui change.

La limite : Il faut construire cet index, et surtout le maintenir. Une documentation indexée il y a six mois répond avec les informations d'il y a six mois.

04

Spécialiser le modèle par fine-tuning

En dernier recours, et rarement.

Le fine-tuning réentraîne partiellement un modèle existant. On lui fournit un jeu d'exemples propres à l'organisation, par exemple plusieurs milliers de cas de test déjà rédigés au format maison. Le modèle intègre alors le style et le vocabulaire attendus. On n'a plus besoin de les redemander à chaque prompt.

La limite : Le coût, le volume d'exemples nécessaire et la préparation des données dépassent presque toujours ce qu'une équipe de test peut porter seule. Et le modèle spécialisé n'apprend pas les faits du projet. Il en apprend la forme. Il ne remplace donc jamais le RAG.

Dans la très grande majorité des cas, les deux premières approches suffisent. La troisième couvre presque tout le reste.

Pour aller plus loin, la mécanique d'un RAG

Comprendre le principe suffit pour choisir un outil. Cette partie s'adresse à qui veut aller plus loin. Elle détaille ce qui se passe entre la question posée et la réponse obtenue.

04 — S'organiser

Choisir un outil

Quelques critères concrets pour évaluer un outil avant de l'adopter. Sur mobile, swipez la carte pour passer à la suivante.

01

La pertinence des suggestions

Un outil qui génère beaucoup de contenu mais peu exploitable coûte plus de temps en relecture qu'il n'en fait gagner. Tester l'outil sur un cas réel du projet avant de l'adopter reste le meilleur moyen de juger sa pertinence effective.

02

L'explicabilité des résultats

Quand l'outil priorise ou signale un test, peut-on comprendre pourquoi ? Un outil doit pouvoir expliquer ses choix auprès des parties prenantes.

03

Le coût à l'échelle de l'équipe

Le coût d'un outil basé sur un modèle de langage dépend souvent du volume de contenu traité, pas seulement du nombre de licences. Un usage qui semble abordable en test devient parfois coûteux une fois généralisé à toute l'équipe.

04

Le traitement de la confidentialité des données

Où sont hébergées les données envoyées à l'outil, et sont-elles réutilisées pour entraîner d'autres modèles ? Cette question se pose avec d'autant plus de force pour un outil qui traite en continu du code et des données de test.

05

La facilité d'intégration avec l'existant

Un outil qui s'ajoute proprement à la chaîne d'intégration continue déjà en place vaut mieux qu'un outil puissant mais qui impose de reconstruire une partie de l'infrastructure de test pour l'accueillir.

01

La pertinence des suggestions

Un outil qui génère beaucoup de contenu mais peu exploitable coûte plus de temps en relecture qu'il n'en fait gagner. Tester l'outil sur un cas réel du projet avant de l'adopter reste le meilleur moyen de juger sa pertinence effective.

02

L'explicabilité des résultats

Quand l'outil priorise ou signale un test, peut-on comprendre pourquoi ? Un outil doit pouvoir expliquer ses choix auprès des parties prenantes.

03

Le coût à l'échelle de l'équipe

Le coût d'un outil basé sur un modèle de langage dépend souvent du volume de contenu traité, pas seulement du nombre de licences. Un usage qui semble abordable en test devient parfois coûteux une fois généralisé à toute l'équipe.

04

Le traitement de la confidentialité des données

Où sont hébergées les données envoyées à l'outil, et sont-elles réutilisées pour entraîner d'autres modèles ? Cette question se pose avec d'autant plus de force pour un outil qui traite en continu du code et des données de test.

05

La facilité d'intégration avec l'existant

Un outil qui s'ajoute proprement à la chaîne d'intégration continue déjà en place vaut mieux qu'un outil puissant mais qui impose de reconstruire une partie de l'infrastructure de test pour l'accueillir.

05 — Points de vigilance

Quelques questions à se poser

Ces limites concernent l'infrastructure elle-même.

A retenir

Ce qu'il faut retenir

01

Un outil basé LLM est fait de plusieurs briques

Le modèle, la couche d'orchestration, la source de connaissance du projet, la gestion du contexte et les garde-fous. Savoir laquelle pose problème évite de changer d'outil quand c'est le contexte fourni qui était en cause.

02

Quatre familles d'outils, un niveau d'autonomie croissant

De l'assistant intégré à l'éditeur jusqu'à l'agent de test autonome. Chaque famille déplace un peu plus loin la part que l'outil prend en charge seul.

03

Le RAG donne au modèle la connaissance du projet

On ne réentraîne pas le modèle. On lui fait lire la documentation du projet au moment de la demande. C'est l'approche qui répond au plus grand nombre de besoins d'une équipe de test.

04

Le fine-tuning arrive en dernier

Il enseigne une forme et un vocabulaire, pas les faits d'un produit. Son coût et le volume d'exemples nécessaire le placent hors de portée de la plupart des équipes de test, et il ne remplace pas le RAG.

05

Ces outils se branchent sur la chaîne existante

Un outil basé LLM s'ajoute au processus de test déjà en place.

06

Le choix d'un outil se fait sur des critères concrets

Pertinence des suggestions, explicabilité, coût réel à l'échelle de l'équipe, confidentialité des données et facilité d'intégration.

07

L'infrastructure elle-même a ses propres limites

Latence, dépendance à un fournisseur, gestion des clés d'accès et surveillance du modèle dans la durée. Ces risques techniques sont distincts de ceux déjà vus sur le contenu généré par l'IA.

Mise en pratique

Testez votre compréhension

Une sélection de questions basées sur ce que vous venez de lire.


À savoir

La Minute QA est une aide à la compréhension, pas une formation professionnelle : certains points ne peuvent pas être couverts ici. Pensez à suivre une formation certifiante et à consulter le syllabus officiel ISTQB pour une préparation complète.

Pour aller plus loin

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